Les espaces maritimes de cette zone relient entre elles et au reste du monde toutes les grandes puissances asiatiques en développement rapide.

La volonté de la République Populaire de Chine (RPC) de pouvoir contrôler ses approches et les routes maritimes indispensables à sa croissance la contraint à se doter d’une formidable puissance navale. Elle veut être en mesure de soutenir ses intérêts partout dans le monde en 2049 au plus tard.

Cet extraordinaire essor militaire s’appuie sur de nouvelles bases logistiques outre-mer. Il pousse les voisins de la RPC à vouloir se prémunir contre une menace qu’ils jugent hégémonique, en créant ou renforçant les alliances avec les États-Unis, voire à s’en défaire selon les cas.

Les tensions augmentent en mer où les forces navales — dont celles de la France, pays riverain des trois océans de la zone — sont en contact permanent en raison d’une liberté de navigation parfois contestée. Faute d’un organisme d’arbitrage unanimement reconnu, la loi du plus fort y prévaut et les incidents, de plus en plus durs, peuvent dégénérer en combats de forte intensité à tout moment.