En fin de conférence, un temps sera dédié à la dédicace du livre (à vendre sur place)

Ce beau livre s’adresse au grand public désireux de bien connaître l’histoire de Poitiers. Ecrit par deux auteurs passionnés, il montre l’évolution de la capitale du Poitou depuis les temps antiques jusqu’à nos jours. Soucieux de rigueur historique, Jean Hiernard et Jacques Pasquier parcourent les siècles qui ont modelé Poitiers.

De nombreux encadrés complètent le récit chronologique, éclairant un épisode marquant ou une anecdote significative. Le livre est richement illustré : plans, documents anciens, reproductions d’œuvres et photos des monuments et sites révélateurs d’une histoire aussi dense que mouvementée.

Le passé de Poitiers est un condensé d’Histoire de France. La capitale gauloise des Pictons est construite sur un plateau rocheux à la confluence des rivières Clain et Boivre. Cité gallo-romaine – appelée Limonum –, elle est un haut lieu de l’Aquitaine du IIe siècle. De la spiritualité des premiers siècles du christianisme à l’art roman, il n’y a qu’un pas que franchissent les bâtisseurs aux XIe et XIIe siècles dans la capitale des comtes de Poitou-ducs d’Aquitaine.

Durant la guerre de Cent Ans, la ville est reprise aux Anglais en 1372 par Du Guesclin. Charles VII y installe sa cour de 1418 à 1436. En 1429, Jeanne d’Arc y est confrontée aux théologiens. Au XVIe, la ville est un enjeu des guerres de Religion. Les troupes protestantes de l’Amiral de Coligny l’assiègent en vain en 1569, avant que la Contre-Réforme catholique ne s’y épanouisse au XVIIe. A partir du XIXe siècle, Poitiers s’ouvre au monde moderne.

  • Année d'édition : 2016
  • Edition : Reliée
  • Format : 19,3 x 26 cm
  • Isbn : 978-2-36746-618-7
  • Nombre de pages : 246

Prix : € 29,90.

 

 

 

De Paris à Lima en passant par Londres et Madrid,

LA BATAILLE POUR L’AIR PUR ET LA VIE AU XVIIIe SIÈCLE

par Jean-Pierre CLEMENT, Professeur émérite de l’Université Paris-Sorbonne

Présentation par Claude Chancel, vice président de Jacques Cartier

Au XVIIIe siècle, dirigeants et penseurs considèrent qu’un pays puissant est un pays peuplé. Ils seront donc particulièrement sensibles à tout ce qui peut favoriser la croissance démographique. De là, l’essor bien connu de la médecine à cette époque. De là encore, l’apparition dans tout le monde occidental (la France, l’Europe, l’Espagne et ses colonies américaines) d’une notion nouvelle : l’hygiène, qui va avoir des implications jusque dans la vie des cités, car elle cherche à résoudre les problèmes posés par tout ce qui infecte l’air : ordures, égouts, etc. L’exil des cimetières, que l’on chasse des centres urbains pour les installer hors les murs, est spécialement exemplaire de cette volonté de préservation de la vie humaine. On constate, à cette occasion, que, l’Amérique hispanique, prétendument retardataire, réagit en même temps que l’Europe et que, partout, cette lutte “purificatrice” s’accompagne d’une action contre les marginaux et en faveur de la sécurité publique. Ce grand nettoyage des villes est parallèle à la montée de la bourgeoisie qui met en place, dès cette époque, les structures mentales et sociales qui seront celles du XIXe siècle.