« Au service secret de Leurs Majestés, Louis XVI et le Roi de Prusse. Le Général de Heymann, maître-espion sous la Révolution » . François GUEGAN

Présentation Hugues Eudeline, vice président de l’Institut Jacques Cartier

Engagé à 8 ans dans l’armée royale de Louis XV, Frédéric de HEYMANN parvint au sommet du pouvoir en France et en Prusse. Général, maître-espion, diplomate, il fut l’une des chevilles ouvrières d’événements-clés de la Révolution : la fuite à Varennes, la course à la guerre fin 1791 — début 1792, Valmy, les sièges de Mayence et de Landau en 1793, le Traité de Bâle en 1795. Il se consacra ensuite à la seule bataille qui comptait pour la Prusse et l’Autriche : le contrôle de l’Allemagne du Nord. Ses instruments : la diplomatie et le renseignement. Son réseau d’espionnage couvrait l’Europe, de l’Italie à l’Angleterre, de Vienne à Paris.

Loyal et honnête selon Mirabeau, tout le monde s’en méfiait selon le duc de Choiseul. Encensé par l’Assemblée nationale, il fourrait son nez partout selon Kellermann. Louis XVI le recommanda au Roi de Prusse, alors que Marie-Antoinette demandait à Fersen de le déconsidérer à Berlin.

Cet homme de l’ombre, ce corrupteur, ce manipulateur, est totalement oublié de nos jours. Sa vie,  jusque dans ses amours, fut digne d'un roman.