"Une nation terrassée qui possède toujours une Marine invaincue, organisée et redoutable avec un empire colonial libre: telle est la situation paradoxale de la France au lendemain de l'armistice du 24 juin 1940.

Malgré la parole d'honneur – qui sera toujours respectée – donnée par l'amiral Darlan que la flotte ne se rendrait jamais, Churchill lance le 3 juillet 1940, contre l'avis de nombre de ses amiraux, l'opération "catapult" visant à s'emparer de tous les navires français accessibles ou de les détruire. Deux cents navires qui se croient à l’abri dans les ports anglais sont pris par surprise; l'escadre au mouillage à Mers el Kébir est agressée; celle d'Alexandrie évite le pire. 
Attaqués par l'allié de la veille, menacé par l'ennemi vainqueur, l'heure d'un choix difficile a sonné pour les marins de France qui naviguent dans le brouillard."

Hugues Eudeline

 

Conférence du mardi 24 mai à 18 heures, 62 rue Jean Jaurès, amphi Gaston Morin

Présentation par Jacques Pasquier, membre de l'Institut Jacques Cartier