Quand on évoque la première guerre mondiale, on pense, en priorité, aux batailles ô combien meurtrières comme celles de Verdun ou de la Somme, aux millions de victimes,  tués, disparus, blessés ou mutilés et à la dure vie des combattants dans les tranchées.

Cette réalité-là ne doit pas nous faire occulter les soucis innombrables de la vie quotidienne à l’arrière. Comment les femmes et leurs enfants, privés de maris ou de pères, ont-ils,  eux aussi, résisté aux affres du temps, pendant ces quatre  longues années de guerre ? C’est ce point de vue que Jacques Bouquet a adopté en portant son regard sur la population d’un seul département, celui de la Vienne. Cette population, essentiellement rurale, comme l’ensemble des 86 départements français, loin du front, ne s’est pas contentée d’observer, impavide, les nombreux dégâts, humains et matériels, que causait la guerre. Elle a participé, à sa manière, à l’effort de guerre, permettant ainsi au front de tenir.

Comment l’arrière, que l’historiographie française a eu, jusqu’ici, tendance à oublier, a-t-il tenu ?   La réponse, sans aucun doute, est dans cet ouvrage.